Les évènements à Jean Zay !

Jeudi 11 Janvier 2018

À vos plumes !

Jeudi 11 janvier 2018, de 14h à 17h, les élèves des arts du spectacle de 2nde 3, accompagnés par Delphine Tavernier et Sandrine Leturcq, retrouvaient avec beaucoup de plaisir Christophe Fourvel, écrivain, qui leur avait déjà proposé un atelier d'écriture en novembre, dans le cadre du projet Aux arts lycéens et apprentis !, intitulé Aux zaycritures de la danse, porté par Sandrine Leturcq, professeure documentaliste.

Après une lecture chorale à voix haute des textes de Christophe Fourvel pour le spectacle J'ose la pose, les lycéennes avaient trois textes à écrire, dispersées au cale à l'intérieur du CDI au milieu des livres. Les deux premiers textes approfondissaient ceux de la séance précédente, tandis que le troisième texte devait porter sur le corps : parler des sensations avec le corps, pas forcément anatomique, comment on vit avec son corps, le corps-désir, le corps malade...

 

 

Les textes des élèves furent lux en dernière heure : beaux, touchants ou drôles, ils ont surpris, amusé ou ému les élèves. Ils constitueront le support de travail pour les ateliers chorégraphiques qui commencent le 1er février 2018 au CCNO avec Christine Desfeuillet.

Une remarque d'élève en fin d'atelier reflétait bien l'impression générale : « Mais... c'est fini ? On ne vous reverra plus ? »

Les textes produits lors de ces ateliers d'écriture vont servir de support aux douze ateliers chorégraphiques qui vont commencer le 1er février et aboutir à un spectacle au Centre Chorégraphique National d'Orléans le vendredi 1er juin.

Vous écrivez ? Eh bien dansez maintenant !

Vendredi 22 décembre 2018 

Charlie T. un homme-orchestre sur tous les fronts de « Zaystock'17 »

Fin des années 50, départ du jeune Philippe Labro pour un collège américain. Et là c'est le choc avec la découverte inoubliable du rock n' roll à ses débuts !

Oui, n'en doutez surtout pas ! Les véritables héros de L'étudiant étranger sont tous les participants à la soirée musicale, le 22 décembre dernier, Mme Richard, Proviseur du lycée, le personnel administratif, les enseignants, les parents et les nombreux lycéens...

D'ailleurs l'intitulé « Zaystock'17 » ne serait-il pas un malicieux clin d'oeil, un tantinet nostalgique, au rassemblement géant « Woodstock » en 1969 au sud de l'état de New York ? Le festival rock met à l'honneur musiques soul, folk, blues... et résonne en écho, un sour pluvieux de décembre 2017 à la Maison des Lycéens.

Les ingrédients de ces heures nocturnes, moments de grâce, de liesse conviviale et festive : une ardente passion musicale, une volonté résolue de transmission aux jeunes et de partage avec des collègues, des professionnels accomplis et d'autres en devenir.

Tout se joue autour de M. Tobermann, professeur d'Éducation musicale, chef d'orchestre souriant, bienveillant et charismatique, allant et venant sur tous les fronts.

Au cours de la soirée dans la public que de mouvements intérieurs, « le bon vent, la tempête et ses convulsions ! »

M. Boutonnet, enseignant en Éducation musicale, chargé cette année de la classe Arts du son, ouvre le bal.

 

Un chant s'élève et la mélancolie lancinante de l'inexorable fuite du temps cous saisit. La plainte de Villon s'impose à vous :

« Mais où sont les neiges d'antan ? »

Et bientôt, les élèves de l'option de spécialité entrent en scène et chassent d'une chiquenaude le poète. Et retentit sur tous les pavés du monde l'inquiétant bruit de boites, émanant de Street Fightin'Man des Rolling Stones...

« Jean Zay Experience », oui, un intermède de qualité où se conjuguent goût du spectacle, humour et talents musicaux d'enseignants — M. Frogier, professeur d'anglais, M. Tavernier, professeur d'Histoire-géographie — pour atteindre l'excellence !

Quel bonheur nous offre le grand batteur Jason Larsalis avec Eleanor Rigby, hymne dédié à tous les solitaires du monde ! Nous sommes de cette tribu, à coup sûr...

Deux perles de frans prix parmi d'autres...

Ne gouttons pas notre plaisir d'entonner Key to the Highway ! Dans son sillage larguons les amarres du quotidien et osons prendre la route seulement... jusqu'à la pointe du jour... pourquoi pas ? La longue route de Bruxelles ou de Tours... les anciens élèves l'ont arpentée pour venir jusqu'à nous...

L'invitation d'une ancienne élève, Lucie, sera-t-elle assez pressante pour nous détourner du mauvais garçon de Trumblin'Dice, joueur infidèle mais — ô combien — séduisant ? Le combat sera ardu, vu la qualité des instrumentistes ! Ces professionnels connaissent bien le lycée pour y avoir mené des projets avec le Maître.

À 23 heures dans une farandole endiablée, les lycéens nous incitent à déposer nos masques de sérieux et de morosité et à nous « enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu. À votre guise. » Et bien sûr, avec l'assentiment de notre talentueux maître Charlie T, de musique, encore de musique, toujours de musique... jusqu'à l'aube !

   

Lundi 8 Janvier 2018

Ambassadeurs lycéens contre le harcèlement

Zoom sur une mission méconnue et passionnante

Est-on sérieux à 17 ans ?

Rimbaud, l'iconoclaste voyant, adolescent, rebelle et poète prodige, répond résolument « Non ! ».

Et pourtant, Laetitia, Pauline, Florianne et six autres lycéens, âgés de 15 à 17 ans, ne se focalisent pas — frileusement — sur leur emploi du temps chargé.

Au contraire le sens de l'engagement et de la solidarité les pousse à l'ouverture ; ils se mobilisent contre le harcèlement dans une belle démarche volontaire.

Depuis octobre ces neuf jeunes sont les « ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement », dispositif impulsé, animé et accompagné par M. Haquin, CPE.

« Dans cette activité bénévole on donne de soi et de son temps. Il est nécessaire d'avoir des convictions, de faire preuve de maturité, il faut également savoir écouter et avoir envie d'aider les autres », confie une jeune fille avec une grande modestie.

« Eh oui ! Élaborer un diaporama, préparer un quiz, mettre au point une affiche pour la prochaine Journée Portes Ouvertes... ça demande de l'énergie et du savoir-faire, ajoute une élève de Terminale.

— En novembre nous avons été formés pendant une journée. Maintenant nous connaissons les outils de prévention et, croyez-moi, on en parle aux copains... complète son amie.

Que de facettes dans cette mission !

En décembre formation des délégués de classe du lycée. Très prochainement la sensibilisation des élèves en primaire et des collégiens du secteur est inscrite dans l'agenda de ces ambassadeurs doués d'une réelle empathie.

Tolérance, respect de l'autre, voire fraternité, telles sont les valeurs mises en œuvre dans l'exercice de leur mission.

Que ces grains de levain enfouis dans la pâte du quotidien contribuent au dialogue et au bien-être de tous les élèves, préalable indispensable à la transmission des savoirs !

Lundi 15 Janvier 2018

La lecture-cadeau d'un premier roman intrigue la 1ère S

Coup de projecteur sur un chantre de l'écriture et de la lecture du 20ème siècle, poète et homme de théâtre, Georges Perros :

« Il tirait un livre. Il nous regardait... et il se mettait à lire. Toutes ses lectures étaient des cadeaux. »

Gageons que les élèves de 1ère S5 dresseront, malicieusement, un portrait similaire de leur invitée, Laura Desprein, ce lundi 15 janvier.

Dans le cadre de Mille lectures d'hiver, dispositif mis en œuvre par Cliclic, initié et financé par la Région Centre-Val de Loire, la talentueuse comédienne embraque l'auditoire lycéen, accompagné par leur professeur de français, Mme Frugier, dans une aventure audacieuse, mystérieuse et intime.

La voix est claire, posée et le ton juste.

À petites touches le public s'immerge donc dans l'univers flamboyant et tragique de Fils du feu. L'auteur, Guy Boley, un homme aux mille métiers, à mille lieues des petites coteries parisiennes, inconnu du grand public, réussit un coup de maître avec son premier roman.

Ce « fils de forgeron, donc fils du feu, donc fils de roi » retrace son enfance, telles des taches de couleur jetées sur une toile. Un épisode solaire et puissant, la construction d'une arbalète suivie de sa destruction, retient plus particulièrement l'attention de nos scientifiques.

Hélas ! Le deuil se profile à l'horizon avec la disparition précoce de Norbert, le frère cadet.

À l'âge adulte la peinture ouvre un chemin de paix et de résurrection au narrateur.

L'incandescence du style s'ajoute au bonheur de la lecture.

Comme il s'avère alors difficile pour les lycéens d'oser rompre le silence !

Laura Desprein parvient, cependant, avec douceur et tact à libérer leur parole.

Oui ! Cette langue difficile et belle relève d'une prose poétique.

Fils du feu, roman autobiographique au parfum suranné et nostalgique, fait écho à Petit pays de Gaël Faye, récent Prix Goncourt lycéen.

Des passerelles s'édifient alors entre le quotidien du cours de Lettres et le moment un peu magique de la lecture.

Vous savez, le cinéma nous habitue à un rythme rapide et efficace ; nous sommes pour ainsi dire formatés !

Prenez le temps de savourer dès la première page la lenteur de l'installation des divers éléments du décor, tel un paysage offert par le peintre sur la toile !

Sans nul soute dette timide réconciliation avec le canevas des mots scelle la réussite de la mission de Mille lectures d'hiver portée par son avenante et souriante ambassadrice, Laura Desprein.

À coup sûr, « sur on lit vraiment... alors les livres s'ouvrent et la foule de ceux qui se croyaient exclus de la lecture s'y engouffre ! »

Mardi 12 Décembre 2017

Échanges littéraires avec Guy Jimenes, écrivain et subtil passeur

« Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe "aimer"... le verbe "rêver"... »

L'antienne est bien connue des pédagogues...

Pourtant, le 12 décembre dernier, les élèves de 1èreL1 risquent

fort de démentir Daniel Pennac... tant le charme de Guy Jimenes, écrivain discret, modeste et ouvert, agit sur l'auditoire lycéen.

 Le long travail patient de toute une équipe, en coordination étroite avec un professeur documentaliste, est le socle de ces heures privilégiées d'échanges.

Mme Digonnet, professeur d'Espagnol, soutenue par Mme Lauquin, professeur de Lettres de la classe, décrypte l'arrière-plan historique de L'Enfant de Guernica et analyse la toile de Picasso.

Or, 2007 rime avec la commémoration des 70 ans du bombardement de Guernica, au pays basque, le 26 avril 1937.

« Et la commande d'un éditeur ça ne se refuse pas... même si c'est difficile, affirme devant les auditeurs surpris le rédacteur de ce récit subtil et bouleversant.

Vous imaginez-vous lire par-dessus l'épaule d'un romancier ?

Eh bien cela se joue à ce moment précis de la rencontre et c'est passionnant pour tous ! »

Les lycéens se remémorent les conseils avisés d'un théoricien des Lettres, le vieux Boileau :

« Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

Polissez-le sans cesse... »

En effet, dans une grande simplicité Guy Jimenes évoque la scène émouvante de l'enfant découvrant la mort de son père et... ses maintes réécritures.

– Ce qui importe, c'est l'émotion du lecteur... et c'est loin d'être gagné. Il faut travailler ! ajoute-t-il.

Ancien bibliothécaire, Guy Jimenes, est, dans sa jeunesse, un passionné de « littérature enfantine »... une expression in tantinet désuète aujourd'hui. Dans ses nombreux récits, souvent primés, cet homme bienveillant et souriant met beaucoup de lui-même. Ainsi s'opère une mystérieuse alchimie : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or ».

La toupie-fétiche d'Emilio, un souvenir nostalgique de ses propres jeux sur sa terre natale ensoleillées, oui sans doute... et aussi l'intérêt porté aux bandes d'enfants de Lima, lors d'une récent voyage au Pérou.

Que dire de l'agréable promenade accompagnée dans la riche production littéraire de Guy Jimenes ?

Les oublié s de l'Histoire, tel le vieux tsigane, la lutte contre la dictature dans La Protestation, les valeurs fortes de solidarité, d'amitié, de courage émanant de Noar le corbeau... autant de fils rouges, propres à aiguiser la curiosité et à éveiller des vocations chez nos littéraires.

Quelle émotion est la sienne à la vue des fresques , fruits du patient travail des Premières GA, sous l'autorité de leur chef d'orchestre Mme Gennevaux, professeur d'Arts Appliqués !

Le leitmotiv traversant le récit : « Il n'y a pas de mémoire qui vaille sans une part d'oubli » résonne en point d'orgue chez le public subjugué.

Prodigieuse ouverture sur les arcanes de l'édition et l'humble travail de création littéraire... toujours en devenir,... la moisson engrangée est abondante.

Guy Jimenes, un inestimable passeur pour tous nos lycéens !

 

         

 

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